30 iunie 2011
29 iunie 2011
Planuri, croieli, socoteli
Later edit: Toată după amiaza cu fantaziile lui Urfé, trag nădejde să le isprăvesc până luni. Niţel mai clare planurile de călătorie, asta dacă şi numai dacă starea Mândrei se îmbunătăţeşte - altfel nu îndrăznesc să mă mişc, dar şi aici sunt speranţe. Seara, linişte. Şi lene: ce să-i faci, câteodată mai trebuie şi zile din astea. Reviu.
28 iunie 2011
Sala de aşteptare. Cu ce începe îngheţul
27 iunie 2011
Urât, cică
PS: Pe măsură şi sur mesure, o poză mititică a mahalalei Stelea. Cine le paşte, le cunoaşte. Aferim şi s-o măreşti, că merită.
Later edit: Cu cât mă gândesc mai mult, cu atâta mi se mare mai colosală sublinierea, pe care eu aş traduce-o la fel de analfabet cu un contondent futete, ehrm. Asta premier degré; oricum heh, mai că aş cumpăra-o, dacă în cazuri din astea nu m-aş înroşi ca ultima mimoză, cum se şi întâmplă de obicei. Dar să nu mai spunem la nimeni: bickerers can be shy, too.
Sârguinţe
Adineauri, ceea ce e mai puţin de o răscumpărare şi poate mai mult decât un simplu token of good will.
zise
Zaza
la
16:58
legături periculoase
Sertar fericiri, luate cu japca, lucruri frumoase, memoria lucrurilor, no Spain-no gain, retorice, sur mesure, Zaza - viata si opera
26 iunie 2011
Autobiografia cui?
zise
Zaza
la
21:07
legături periculoase
Sertar agora, boli de sistem, memoria lucrurilor, retorice, sur mesure, Zaza - viata si opera, ţara mea are
Tribulaţia de sâmbătă, optzecişişase: Quando ver venit mevm?

"If you came at night like a broken king,
If you came by day not knowing what you came for,
It would be the same (...)"
(T.S. Eliot, Little Gidding, I)
Pourtant, ce genre de conversation devait être assez répandu, en ces jours de flottement confus d'avant Février, où l'Histoire était devenue une monosyllabe. Après tant de siècles de prosopopée balnéaire, voici le temps de l'anacoluthe ouvrier: brisée, la cadence des jours et des nuits était en train de nous échapper à jamais et nous avions l'impression d'y laisser une partie de nous-mêmes. A lire les journaux, l'avenir se construisait ailleurs: dans des salles du conseil empestant la chique, aux Savonnerie piétinés par des chaussures en écorce de bouleau et aux consoles croûlant sous des restes froids de nourriture lacérée. Dans les cours des usines, en un instant de foule et de glaire qui allait faire les très riches heures de livres prostibules; dans les ventres des bâteaux, dans les boyaux du Front d'Ouest: ce pus chtonien n'allait pas tarder à nous éclater au visage.
Au milieu de toute cette sauvagerie, il restait le Tsar. Nous nous y appuyons, grand corps malade de l'Etat, sans vraiment soupçonner qu'il nous rendait la pareille, alors même que nous n'étions plus qu'un présupposé. Voilà qui était très beau et parfaitement futile: nous le croyions thaumaturge, ils nous croyait indestructibles; mais, comme je viens de le dire, nous n'étions que trop humains, en ce temps qui s'était donné aux molochs.
Que pouvaient-ils donc se dire, ces boyards du matin, alors qu'elle ne voyait toujours pas le Jugement Dernier, pourtant si proche? Et où pouvait-il aller, ce monsieur timide et mal assorti aux calendriers, dont l'émouvante et accessoire lucidité ne se manifestait plus qu'en songe?
Car il y avait Autrui et ça, c'était nouveau. Un Autrui à mille visages tordus par une haine sèchée sur pied et dont les mille têtes branlantes, hurlantes, virevoltantes marchaient au pas, suffoquant de bonheur séculier. Un Autrui coupant court au Temps, assoiffé, affamé de prendre ce qu'il estimait être sa revanche et qui nous était pire qu'inconnu: il nous était étranger.
D'aucuns disaient l'avoir aperçu aussi loin que Bonaparte, nuée de sauterelles d'infanterie que nous avions pourtant réussi à dompter, avec les promesses du butin et cette étrange solidarité des champs de bataille qui nous aura tant coûté, au final. D'autres, tel certain vieillard indigne, y faisaient des voyages réguliers, s'imaginant lui apprendre, de sa clairière lumineuse, comment se tenir correctement à table et comment les lendemains sans fenêtre pouvaient être joyeux. Comment, enfin, par le biais de l'industrie, des prêts d'Etat et des cultures alternées, ils allaient pouvoir espérer le confort et l'abondance, faute d'atteindre, comme leurs ancêtres, le nantissement incertain du paradis.
Au départ, les simagrées altruistes de ce comte frugal les firent sourire. Ils n'avaient aucune envie de troquer leur monde à la fois résigné et déraisonnable pour les vagues promesses du blé en quantité et du bétail éperdu de rendement. Ils en chassèrent donc les émissaires à coups de pied et de fronde: on n'y vit, d'abord, que le nécessaire purgatoire de l'alphabétisation. Alors, on redoubla d'efforts, on quitta en hâte l'Université, le Corps des Pages, les domaines auto-suffisants, les ronds de cuir et les petites vies réglées. On s'expatria à la campagne, croyant découvrir en leurs couverts grossiers et leurs histoires à dormir debout l'essence même du monde, alors que ce n'étaient que des borborygmes choisis d'instinct pour fourvoyer les curieux.
L'erreur fondamentale était de s'y obstiner. A force de harangues, la foule comprit que ces nouvelles divinités de la vapeur allaient peut-être servir à quelque chose; les trains, surtout, la fascinaient, avec leur promesse diabolique d'engloutir en un tour de main d'immenses distances effaçant le passé. Pendant longtemps, pourtant, elle s'en tint à l'écart: le claquement des roues forçait le respect, on savait que cela pouvait tuer, mais pas exactement par où commencer le périple.
Lentement, l'utopie échoua. Mais l'ivraie était semée et la guerre fit le reste. Ils apprirent à prendre le train et peut-être aussi qu'ils avaient une conscience.
Cette conjonction du mauvais froment et de la lie s'appelle parfois la Révolution. A le dire, ce mot a la douceur inquiète des abstractions astronomiques, alors qu'il ne s'agit que d'une gestation monstrueuse. Pendant longtemps, on a voulu y voir uniquement la métastase sociale, l'entrechoc du trop creux et du trop plein ou, si vous préférez, l'affrontement entre l'essentiel et le contingent. Nous en avions aussi entendu parler, dans des récits hénaurmes de nos gouvernantes, où les têtes roulaient trop souvent à notre goût, sans oser prendre au sérieux une possibilité qui nous semblait si lointaine. Pour absurde que ce fût, cela ne pouvait advenir qu'aux autres et un souvenir trop persistant risquait de gâcher nos vacances: alors, nous nous empressions de rire à gorge déployée. L'oubli de cette pacotille anecdotique nous rendait bêtes, heureux et ivres de volupté.
En réalité, toute révolution est un coup de poker, à l'issue connue d'avance. Son succès ne s'appuie jamais sur ces foules dont elle s'empresse à ériger le culte, sinon uniquement sur la stupidité larmoyante et le courage microscopique des modérés, des conventionnels, des régicides en robe de chambre. Victorieuse, elle oubliera ses hérauts tout en feignant de geindre ses martyrs inattendus, ces individus sans visage qui, un jour, se trouvaient par le plus grand des hasards dans la ligne de mire d'une mitraillette.
Dans sa cadence implacable, elle draine un invraisemblable assortissement de charmeurs de serpents et d'orphelins hallucinés, de vivandières intrépides et de renégats sans carrure, de voleurs à la tire et de vierges martiales, mafflues et moustachues. Et parce que la Révolution est une parvenue, de tels avatars sont encombrants: voilà pourquoi on dit souvent qu'elle finit par dévorer ses enfants, alors qu'elle se contente de les égorger, une fois repus, dans leur sommeil de stupre.
La guerre se traînait avec l'impertinence des derniers retranchements. Vers juillet, les herbes folles envahirent les quais de la Néva et s'insinuèrent jusque sous le macadam discipliné de la Perspective. Débaptisé, Pétersbourg était devenu une pieuse charogne, où se tenait, nul ne savait pour combien de temps encore, un gouvernement de spectres dissolus.
Mais nous, nous étions déjà loin. Ce n'est pas autant une chance qu'un sourd pincement, auquel on finit, pourtant, par s'y faire.
Le seul apanage qui nous restait de toute cette aventure, c'était de ne jamais plier la nuque."
Spoiler: Fără, dar mai avem.
25 iunie 2011
Sâmbătă: Choosing My Battles. This Time For Asia
24 iunie 2011
L'impromptu de Forez
Disclaimer: Ca de obicei, când vorbele nu ies ca lumea în româneşte, se întâmplă viraj franţuzesc. De data asta, mi se pare că e cu asupra de măsură, pentru o carte hotărât monstruoasă - e de bine, dar heh: o sută de pagini în zece zile? - scrisă de un individ formidabil.Honoré d'Urfé est davantage qu'un repère généalogique jeté en pâture par Fowles au tout début de ce qui est probablement son meilleur roman. Aujourd'hui, on trouvera peut-être un certain charme patiné à ce détail qui remonte, pourtant, beaucoup plus loin qu'il n'en a l'air.
Car il se trouve que le vrai ancêtre du très fictif Nicholas Urfe savait très bien à quoi s'en tenir, pour ce qui est des rapports compliqués entre réalité et fiction. Quelque chose de berger suffira, nous dit-il, pour que le lecteur soit lucidement dupé: autant pour les entrefaites de Maurice Conchis donc, en un autre temps et un autre lieu.
De la même manière que nous croyons savoir quelque chose de l'Astrée, parce que ce nom aux euphonies chatoyantes aura frôlé notre mémoire scolaire, nous pensons connaître et - ce qui est pire - juger son temps. Avec un peu d'effort chronologique, c'est encore la Renaissance, déjà douloureusement diluée dans la guerre civile. Déjà en train de s'éteindre lentement dans les premiers projets marchands, la manufacture, le rendement, les fortins et les comptoirs; autant de choses dont l'optimiste mesquinerie aurait très probablement fait rougir d'offense les aimables bergers du Forez.
Parce que nous avons lu avec trouble intérêt Dumas, nous gardons de cette Renaissance-là une image essentiellement picaresque et infantile. C'est le temps, nous y apprend-on, de ces rixes d'auberge, de ces rendez-vous de minuit sur des ponts, dans l'éclat obscur des lanternes à flammèche. Et voici la petite Bonnacieux portant ses billets en charade, et voici Aramis congédiant d'un revers de manche son valet aux mœurs trop jésuites à son goût.
Parce que nous avons longuement observé Ecouen ou ce fantasme princier qu'est la Fontaine des Innocents, nous nous imaginons avec une sorte de vague impertinence que la Renaissance est un âge joyeusement canonique. A tout hasard, les nymphes s'y amusent parfois à prendre la même pose qu'une certaine Gabrielle d'Estrées prenant le bain avec la duchesse de Villars.
Pour autant, ces images ne sont pas trompeuses, mais simplement déformées par le jeu des clichés affectifs. L'Astrée est née dans l'inquiétude de ne pas égarer à jamais ce qu'on croyait avoir redécouvert avec d'immenses peines: l'air classique, cette cadence si égale, que presque tout ce qui lui succède n'est qu' innocente imposture.
Au sein de ce monde-là, Honoré d'Urfé se permet le luxe d'en fignoler un autre, où la Ligue et les huguenots n'ont pas droit de cité. A le lire, il semblerait qu'il y règne un printemps indéfini, où les nymphes chaussées de cothurnes pouffent de rire et les bergers ont le madrigal leste. Ce n'est pas la première utopie et certainement pas la dernière; mais c'en est une, au moins, qui n'a aucune prétention de colportage constitutionnel, parce qu'elle sait pertinemment que le simple fait d'exister ferait sa perte.
L'aimable impromptu de Forez n'est pas exactement un chef d'œuvre. Trop distant du lecteur d'aujourd'hui, il lui interdit ce privilège égotiste de croire que le livre capte ses pensées et qu'il aurait, en définitive, avec davantage d'industrie et de temps, pu l'écrire lui-même. Mais c'est le fait d'un honnête homme qui, un jour, fit un pari avec les mots: et ce n'est pas peu.
zise
Zaza
la
21:11
legături periculoase
Sertar delicii reacţionare, fericiri, luate cu japca, lucruri frumoase, memoria lucrurilor, retorice, sur mesure, tara Frantza, Zaza - viata si opera
Whereabouts
După ţigări, adineauri. Dacă ieri era o căldură aproape vindicativă, azi e o leşie cleioasă, de maximă silă, pustie şi ruşine. Primele o iau cu nervii maşinile, mai ales dacă la volan - ştiu, sunt o misogină nenorocită - sunt fetiţe bachelières: vrum, heh. Pe o bicicletă, un fante cu bermude, canotieră şi cămaşă călcată cu sârguinţă; priveliştea ar fi putut să sune sinistru de trendy, dar canotiera purtată exact cum trebuie o salvează de la ridicul.Domnul Nelu mă întâmpină cu un răget de entuziasm, din fundul garajului unde veşnic arde curent un televizor alb-negru lăsat pe BBC, ceea ce e foarte steampunk, bineînţeles: Milady!
Culmea: cu mine vorbeşte, deşi am un tricou de pe vremurile când mi se spunea Moby Dick, într-un rezultat de dezabuzare mahalagească de toată frumuseţea. În răspărul obiceiului care vrea ca muierea activă să fie pregătită de orice, azi e aşa un hal de urgie încât sunt uşor şleampătă. Cinci minute, până la colţ, n-au omorât pe nimeni; cică, heh.
N-am mai bârfit dinainte de Kavkaz, aşa că dl. Nelu vrea să ştie ce mama naibii a căutat milady şi mai ales, pe unde se mai duce. Curioasă chestie, îi rânjesc, tocmai adineauri vorbeam despre asta.
Las-o, mă, pe doamna în pace, pişcă din uşă o secătură cu bourrelet de bere şi cercel în ureche, pirat de câmpie gen. Dar nimeni nu-l ascultă, aşa că înşir cu poftă: Sarajevo, Podgorica, Pristina, din astea.
Uitasem cu cine stau de vorbă: păi de ce în Kosovo, pică întrebarea razant.
Păi de ce nu Kosovo, zâmbesc larg.
Şi după aia?
As far as Venice. Zâmbesc şi mai larg.
I see.
Perseverent băiat. Miroase ca astă iarnă: a haşiş rece, ITB şi sămânţă învârtoşată. Peste cinci minute, o să urle deasupra alcovului cu licornă, a victorie: asta dacă secătura îi şi deschide, azi.
O dată milady şi de două ori doamnă e prea mult pe o singură jumătate de ceas. Mormăi ceva care se vrea bonjour şi se aude bzon şi închid uşa cu accent.
Evident că prima chestie a fost să mă schimb: aşa nu se mai poate. Şi-acuma gata recreaţia: la treabă, heh.
zise
Zaza
la
16:15
legături periculoase
Sertar fericiri, linolea, luate cu japca, lucruri frumoase, memoria lucrurilor, sur mesure, Zaza - viata si opera
23 iunie 2011
Treizecişicinci de grade la umbră
Bucureşti, adineauri. Spre Splai, pe uliţele dosnice se simte un început de sahară. Nu mai ştii în ce an eşti - de foarte bine, întotdeauna.Spre casă, dau drumul birjei care se plictiseşte la stop ascultând buletinul de ştiri. La vreme din asta, măsuri excepţionale.
Anume:
Covrigi, de pe Mendeleev.
Iaurt, rece.
Ruşine, niciuna.
PS: Adineauri am băgat de seamă legenda gravurii - limite pedofilă, heh - din stânga. Are toate scuzele, că e de la 1842, o vreme mult mai puţin suspicioasă decât a noastră. Franţuzul scrie jeune fille tsygane, aşa cum Malraux scria dyables.
Made my day, heh. În altă ordine de idei, covrigii sunt colosali, sâc.
Later edit: Întrebată cu şi despre nemernicia de aseară, Freza a spus doar două vorbe - Trăiască Regele.
Dacă nu e la furlifus, e probabil singurul lucru cu adevărat bun pe care l-a făcut, de foarte foarte multă vreme încoace.
zise
Zaza
la
14:37
legături periculoase
Sertar fericiri, găsite, lucruri frumoase, memoria lucrurilor, no Spain-no gain, sur mesure, Zaza - viata si opera, ţara mea are
Sala de aşteptare. Manele, opere alese
În schimb, cred că Scolasticul nu o ştie pe asta. Un moment splendid, în care am crezut că-mi fac praf ochelarii:
Asta zen e mult mai bună, dacă mă întrebaţi pe mine. Enjoy, heh: şi dacă sunteţi la munci, nu cumva să faceţi asta în pauza de cafea. Nu ajută, heh. Reviu.
zise
Zaza
la
11:56
legături periculoase
Sertar bomboane agricole, caterinca, găsite, memoria lucrurilor, restitutio in integrum, sur mesure, Zaza - viata si opera
Domnul Dănescu şi trădarea de ţară
Disclaimer: Biletul de ieri s-a scris cu multe ore înainte de una din emisiunile de seară la care s-au spus chestii enorme - fără haş, e de rău. Mirată de cheful inexplicabil de a scrie despre nişte lucruri mai puţin serafice, mă văd silită să recidivez, la prima oră.Bucureşti, 1987. Iarnă grea, fără calorifere. Ca să traversezi Calea Dorobanţilor sau ca să te urci în tramvai, tălpile galoşilor trebuie încleiate cu leucoplast; asta dacă nu ai apreschiuri, în batjocura esteticii. Nu prea are nimeni aşa ceva: trebuie pile la shop sau pe sub mână, la Bucur Obor. În schimb, avem tone de sparadrap, iscat furibund în galantarele din care aspirinele par să fi fost definitiv măturate de ultima salvă de murături domestice.
Domnul Dănescu e bunicul lui B., unde - vă mai aduceţi aminte - se egzista video, din care vocea Irinei Nistor susura chestii pudice - nesimţitule pentru motherfucker, de pildă: cum ar fi dublat ucronic, oare, Pulp Fiction? -, aşadar şi Căinţa, din fericire fără ea. În apartamentul de pe Xenopol se mai egzistau şi radiatoare, cercevele mai zdravene: n-a trebuit mult până la decizia de a împărţi hibernal proviziile şi camera copiilor, lucru pentru care nu am să le pot niciodată mulţumi îndeajuns. Pe Cometa, pur şi simplu nu se putea.
Scund şi veşnic roşu la faţă, domnul Dănescu citea Shogunul lui Clavell - pile la librăria Sadoveanu - şi nu ne supraveghea niciodată lecţiile: promettre c'est noble, tenir - c'est bourgeois; aţi înţeles, măi? Haidi, că la şapte avem bridge. Nu discuta nimeni, cu gândul că Mândra, nepricepută la jocuri de cărţi, ar fi spus tot cam ca doamna Nistor: nesimţiţilor, marş la lecţii, că vă cârpesc!
De ce să se ţie burghezii, tu ai înţeles, piuia vesel B., dând din coate fix pe când mă chinuiam să scriu frumos data.
De vorbă. Dacă mă mai mişti, te bat.
Rămas de izbelişte, B. se droga cu vorbe misterioase: burghezii... burghezii... burghezii...
Într-una din zile, prin glasvandul lăsat întredeschis, staţia de radar a prins o conversaţie foarte ciudată, de cafele:
Vă spun eu, doamnă, e bine mersi...
Păi cum aşa, domnu'...
Dadada, l-a văzut o cunoştinţă în Elveţia...
Ei, poftim! Dar asta ştiam şi noi bine...
În fine, ăştia sunt plecaţi şi ei de ani de zile, în Refege. Oricum, mergeau cu maşina, cică - pe lângă Lausanne, insistă domnul Dănescu - şi când colo, ce să vezi, i s-a făcut cucoanei rău. Aşa, trage pe dreapta, rău şi rău şi rău. Şi la un moment dat, ca să vezi cine trecea pe-acolo...
Arăta bine?
Ca pe timbre. Avea, mi-au zis, un câine şi o haină, amândouă de vânătoare. V-am auzit vorbind româneşte, zice, aveţi nevoie de ajutor? Şi Lucica, săraca, s-a pierdut toată: ce să facă, să-i pupe mâna, vă daţi seama... Mvai... ce faceţi dragă acolo, frumos e să ascultaţi pe la uşi?
N-am mai aflat niciodată urmarea poveştii. Însă ştiam pe undeva, a confuzie, că în Elveţia locuia un domn nemaipomenit de cumsecade, pe care mintea nu-l putea lega foarte precis de pozele dosite în ramele Matildei.
Abdicarea Regelui a fost un act de trădare a interesului naţional al României. Un act de trădare din partea Regelui. Ăsta e punctul meu de vedere. Prinţul Paul e membru al Casei Regale. Pentru majoritatea dintre noi, Ion Antonescu rămâne responsabil de Holocaust împotriva evreilor şi ţiganilor. Nimeni nu spune că România avea un şef de stat atunci, ăsta a fost doar prim-ministru. Doar pentru că unul a fost slugă la ruşi îl iertăm de toate păcatele.
Nu zice oricine. Zice cineva care a fost foarte multă vreme simpatic, azi de neînţeles.
În lipsă de bun- simţ, am tăbărât pe Mândra:
Regele?
Ce-i cu el? Băiat frumos, zâmbeşte pofticioasă.
Ce-ai făcut în 47?
Plângeam ca un animal. Normal. Toată lumea plângea.
Te-a trădat şi pe tine, ia zi?
Ascultă, tu nu eşti teafără?
Şi acuma, de ce să nu se poată?
De-aia. Cui să mai fie rege, tu nu vezi?
Păi chiar aşa: cui să mai fie rege? Lui Bote, lui Iri, lui Vârciu, lui Şoric de la miliţia Vrancea?
...prinţul Paul e membru al...
Din fotoliu, se înviorează brusc: ar trebui să-i fiu foarte recunoscătoare preşedintelui.
Scârţ: ăla cu păr vopsit!
Poate ar trebui mai multe chestii din astea - văd că-i fac bine.
Că rolul cuiva dintotdeauna silit să penduleze între lumi paralele nu putea fi decât unul decorativ şi îndeplinit în relativă silă.
Că - poftim dovadă - poza aceluiaşi Antonescu vine consular la numărătoare imediat după a lui, într-un manual de geografie din 42 - pitit de Radu T. în fotoliile cubiste: pe unde-o fi? - cu legenda clară: Conducătorul Statului. Caudillo, cum ar veni: i-a învinovăţit cineva de ceva pe Bourboni?
Nici măcar Carillo.
Că o decizie de tribunal, oricât de simandicoasă, rămâne o decizie de tribunal care nu are nimic de împărţit cu legea salică. Şi da, beizadea: dacă e să vorbim serios, descotorosirea de ea e o altă mare prostie.
Că de aici şi până la dezgroparea altor prostii sinistre nu e decât un pas. Unde prostii sinistre ar fi, de pildă, aia cu tablourile lui Theotokopoulos furate - zicea Securitatea, cu slinoasă gură de foc - în trenul regal. Doar e criză: să dea banii, nu?
Că singurul lucru pe care l-am putea reproşa personajului în haină de vânătoare e picajul în plasa mieroasă a cuiva foarte inteligent - ştim bine cine şi recunosc: aşa o abilitate aproape forţează respectul - care a făcut omenie otrăvită, ca să se asigure că timbrele de atunci nu vor mai exista niciodată.
Ca de obicei, m-am ambalat. Sigur că Duda nu - Duda, nici moartă -, dar Paul? Oh, je vous en prie, ce ruşine: ar scrie ce, în cărţile de istorie, că liniajul e fondat morganatic de preacuvioasa Zizi?
Nicolae, ce stai? Ia hangerul, ia pistoalele, suie-te pe cal. Fă ceva şi ţine-ţi firea: narnia din capul nostru are să-ţi fie veşnic recunoscătoare.
Heh, asta este beizadea: inutili, dar sentimentali. Dacă se întâmplă una ca asta - although, I think the idea is just being toyed with -, eu plec în Siam şi nu mai viu îndărăt.
22 iunie 2011
Teaser: Un bonheur cul-de-jatte
Naivitate
Aflat cu întârziere că, de Zece Mai, legăturile istorice cu Casa de Hohenzollern au fost, pare-se definitiv, rupte.Dacă nu îl scriu imediat, îl uit. Numaidecât. În rest, i pak: pe Cometei e o căldură infernală. La prânz, ceva mai liniştită în privinţa Mândrei, reuşit să ies niţel în oraş: miroase a tei şi - nu, nu are nicio sfântă de legătură cu ce am scris mai sus - a dude strivite sub călcâi.
Pe scurt şi fără tisane: miroase ca pe Magtymguly. Iar domnul Nelu - miticul domn Nelu - se încăpăţânează să nu folosească ventilator în culcuşul de tablă şi muşama al debitului de diverse. Doar că, veste nouă şi proastă, e de găsit o zi din două.
PS: Din cauză de năbădăi la Picasa - whatever, really - nu se egzistă poze, deocamdată, în următorul bilet. Făcut imediat necesarul, să vedem cât timp le ia să mărească şi contul, heh.
zise
Zaza
la
15:20
legături periculoase
Sertar agora, luate cu japca, lucruri frumoase, memoria lucrurilor, retorice, sur mesure, tara Frantza, Zaza - viata si opera
21 iunie 2011
Venite cu poşta. Un semn de departe
Jackie Brown, muiere straşnică
Later edit: Corectat două scăpări, oarecum minore. Nimic de făcut, îmi zuruie mintea în cinci mii de direcţii pe secundă.
zise
Zaza
la
12:31
legături periculoase
Sertar fericiri, luate cu japca, lucruri frumoase, memoria lucrurilor, retorice, sur mesure, Zaza - viata si opera
20 iunie 2011
Fir-ar viața
India sau Vietnam. În fine, așa mi se arată.
Later edit: Uitasem - aproape - complet de Viena. Oh well, dacă rezolv ceva și cu asta, plec din pușcă. Să vedem ce naiba mai aflu miercuri. În rest - catran, firește.
Even later: Stat vreo zece ceasuri în vârful picioarelor, cu mintea blocată și îngrijorare cât China. Stai, vorbești și pe urmă se pierde. Cu sau fără Asan-Aga, ăsta e un motiv serios să rămân primprejur, măcar până trecem hopul: dacă ar păți ceva când eu umblu pe coclauri, nu mi-aș ierta niciodată una ca asta. Reviu pe seară, nu e chip să las ziua asta de izbeliște.
Zece jumătate seara: Praf şi pulbere de oboseală după o zi care începe furibund şi se isprăveşte cu victoria măruntă a cinei în trei oameni. Reuşit să o şi hrănim, după ce aproape o săptămână ne minţise optimist că totul e în ordine: şi nu era, defel - de unde şi picajul de azi dimineaţă, un semi-leşin oribil care m-a vârât, recunosc, în toţi sperieţii.
Din nou incapabilă să isprăvesc un bilet ca lumea, ceea ce e de ruşine, ştiu. Cum nu vreau să înşir prostii, trag oblonul fix în secunda asta pe ziua în curs. Aşa cum merg lucrurile, bănuiesc că la patru sau cinci sunt în picioare, aşa că un pic de răbdare. Mulţumirile casei pentru multe - prea multe - se subînţeleg, ca de obicei.
Marţi la prima oră: În picioare de la cinci, reuşit aproape să însăilez câte ceva inteligent - filmele de săptămâna trecută meritau mai mult, încerc să le dau şi să dau cui de drept pe măsură. Să vedem ce e dincolo, reviu în jur de nouă orice-ar fi.
19 iunie 2011
Căldură mare
18 iunie 2011
Tribulaţia de sâmbătă, optzecişicinci: Through The Wilderness Of This World
Qui nous chantaient l'horreur de vivre, et nous chantaient l'honneur de vivre, ah! nous chantaient et nous chantaient au plus haut faîte du péril,
Et sur les flûtes sauvages du malheur nous conduisaient, hommes nouveaux, à nos façons nouvelles."
- Allons donc, mon vieux: il n'y a pas mort d'homme à en finir avec cette paperasse. Encore un peu de xérès...?
Viktor Nikitich, comte Panine, essuya dans un soupir le cristal limpide de ses lorgnettes. Un geste inutile, appris on ne sait où: les Cadets, peut-être.
- Juste une lichette, alors.
- Ce n'est qu'une réformette, voyons...
Une réformette! Mon Dieu, que ne fallait-il pas entendre, ces derniers temps, depuis qu'une mauvaise mouche avait sans doute piqué notre Bon Père, le premier des Hussards. Cette fois-ci, le caprice était tout à fait désagréable: les affranchir, de surcroît leur donner la terre et ses fruits, autant dire le bon Dieu sans confession. Non, vraiment, je ne comprends pas et, avec tout le respect que je Vous dois, je ne sais quoi faire. Faites donc ce que je vous demande. Débrouillez-vous, tel est mon bon plaisir. Certainement, puisque Vous l'exigez, mais contre mon gré. Votre gré, je m'en moque: faites-le, c'est tout.
Et les portes s'étaient closes sans attendre la suite. Il n'y aurait rien de plus. Depuis, la conversation n'avait cessé de trotter dans sa tête: comme toutes les catastrophes, celle-ci était à la fois logique et impensable. Dans un premier temps, il s'était résigné à l'apathie, dans l'espoir creux de se faire oublier des Parques. Il osa même aller chasser le sanglier et l'hermine en Courlande, mais une lettre bicéphale rompit avec impatience ce répit. C'était donc sans espoir: il fallait se mettre au travail, dans la plus grande discrétion.
- Nous venons d'ouvrir la boîte de Pandore, s'entendit-il croasser, dans les étranges limbes du fumoir rocaille.
- Och - le Prince aimait beaucoup ce genre d'interjections, souvenir d'un vague accouplement canaille, quelque part en Basse-Saxe - voyons, ne soyez donc pas si borné. Si ça peut Lui faire plaisir, donnons-Lui ce qu'Il souhaite et qu'on n'en parle plus.
- Mais...
- Mais rien. Ecoutez-moi et cessez de faire l'imbécile: d'ici à ce que cela change, on ne sera plus de ce monde, vous et moi.
- Mais...
- Ce ne sont que des moujiks, alors franchement, je vous le dis encore: ce n'est pas sérieux.
- Quelques millions de moujiks...
- Certes. Et alors, qu'est-ce que cela peut-il vous faire? Soyons raisonnables, ce n'est pas cela qui va nous rendre pauvres du jour au lendemain. Allons, allons - rêvait-il, ou le Prince l'accompagnait sournoisement vers la porte? -, j'entends dire partout que vous partez à Nice bientôt?
Panine rougit: satanée capitale, où les nouvelles voyagent comme une traînée de poudre.
- Seulement pour raison de santé..., vint l'explication bredouillante.
- Il n'empêche: c'est toujours agréable de...
Mais la suite se perdit sous le massicot de la petite histoire sans conséquences. Ce qui est sûr, en revanche, c'est qu'en déboulant sans brusquerie sur les hautes marches du palais couleur safran, Viktor Nikitich Panine nourrit de fort médiocres pensées envers les Yousoupoff, cette raclure kalmouk qui osait maintenant donner des leçons.
Je reconnais à cette conversation anodine l'immense mérite de l'écriture automatique. Le 19 février 1861, l'oukase d'émancipation des serfs fut signé presqu'avec soulagement. Pour l'instant, on avait peut-être évité de justesse la faillite, mais Panine avait raison: c'était bel et bien un de ces cadeaux empoisonnés dont l'Histoire a seule le secret.
La boîte de Pandore va souvent de pair avec les écuries d'Augias.
C'était une simple question de temps.
















